Farniente, puis balade en scooter

Hier nous n’avons rien fait ! Nous avons glandé à Greenhouse, l’ensemble de bungalows près de Kampot où nous restons trois nuits, pour bouquiner, nous baigner dans la rivière, faire un tour de paddle… Du coup, pas de billet car on ne publie pas un billet pour dire qu’on ne fait rien, si ? Bon, allez, quelques photos de glande, quand même…

Pour Alice : mais à quoi jouent Romane et Denis ?

Au bord de la rivière à Kampot

Au bord de la rivière à Kampot

Greenhouse à Kampot

Au bord de la rivière à Kampot

Le soir, quand même, nous avons daigné nous bouger pour aller dîner à Kampot.

Dans les rues de Kampot

Aujourd’hui par contre, nous avons été plus actifs. Nous avons loué deux scooters pour la journée, et sommes partis pour deux sympathiques balades.

Balade en scooter autour de Kampot

La première avait pour but une plantation de poivre, dans la campagne à une petite vingtaine de kilomètres de Kampot. Nous avons traversé la ville, puis emprunté sur quelques kilomètres la route qui mène à Kep. La circulation était assez dense, la chaussée non asphaltée était parsemée de nids de poule : nous avons été heureux quand il a fallu bifurquer vers une piste en terre rouge qui s’enfonçait dans les champs, beaucoup plus calme.

Le poivre est une spécialité de la région, introduite d’Inde au 13ème siècle. Le poivre de Kampot et une appellation d’origine contrôlée. La plantation (c’est son nom, elle a été créée par un couple de Français) organise des visites gratuites, en anglais ou en français, suivies de dégustations, dans le but évidemment de vendre ses produits. Nous découvrons ainsi comment pousse le poivre : c’est une liane qu’on fait croitre le long de tuteurs de quatre mètres de haut, abritées du soleil par des palmes. Les grains poussent en grappes et arrivent à maturité à des moments différents. On récolte donc à la main les premiers grains matures, alors rouges ! Lors d’une seconde phase, on ramasse la grappe avec tous les grains qui restent, mais ceux-ci sont ensuite triés, manuellement encore. Ils y a environ 20 000 plants sur cette plantation, qui produisent à peu près 20 tonnes chaque année. La récolte se déroule de février à mai. Ils ont également quelques bananiers, fruits de la passion, papayes…

Plants de poivre

Plantation de poivre

Sur le chemin du retour, Cécile s’est risquée à prendre le guidon du scooter ! Une vraie dingue !

Secret lake

Nous sommes passés à côté du Secret Lake, un lac artificiel creusé à l’époque des Khmers rouges. Il a dû coûter un certain nombre de vies… Ensuite nous avons traversé des paysages de rizières, toujours aussi séduisants par leur vert tendre et les reflets dans l’eau.

Rizières autour de Kampot

Rizières autour de Kampot

Mais bientôt nous avons dû rejoindre la grande route Kep Kampot. Et à cette heure le vent soufflait fort et s’alliait avec les camions pour soulever des nuages de poussière. Nous n’étions pas fâchés d’arriver à Kampot !

Après la balade en scooter

Nous sommes rentrés à notre bungalow et avons piqué une tête dans la rivière. Il m’a semblé qu’après, son eau était encore plus brune qu’avant.

Au bord de la rivière à Kampot

Greenhouse à Kampot

Mais nous sommes repartis rapidement sur nos montures pour gagner des marais salants, juste au sud de Kampot. On nous a dit que le coucher du soleil y était sympathique. Et en fait, bah oui.

Les marais salants de Kampot

Nous avons regardé le crépuscule en buvant une bière dans le bar d’un Français, installé ici au bout du monde avec femme et enfant avec quelques bungalows, quasiment pas fléchés, pas référencés par les guides, pas indiqués par google maps. Nous sommes venus ici parce qu’on nous avait conseillé le coin, mais on peut se demander de quoi ils vivent. Dans les environs, les habitants sont des Chams, une minorité musulmane du Cambodge. Le Français et sa compagne nous expliquent qu’à l’origine ils pratiquaient un Islam modéré, mais que ces derniers temps leur pratique change, les femmes sont désormais intégralement voilées et l’intolérance vis à vis des non musulmans tend à augmenter, sous l’influence de l’Arabie Saoudite, qui finance la réfection de la mosquée, l’imam… Un refrain déjà entendu ailleurs.

Une mosquée Cham dans les marais salants de Kampot

Ils nous ont expliqué également que les prix des terrains flambent, sous l’influence de personnes riches de Phnom Penh ou d’autres grandes villes qui veulent des résidences secondaires près de la côte. Le paysage va changer. Déjà Sihanoukville connait une ruée d’investisseurs chinois qui rachètent à tour de bras et qui ont l’ont complètement transformée. On nous a fortement déconseillé d’y séjourner, c’est maintenant une ville détenue par des Chinois, pour les Chinois. Nous y passerons demain, mais seulement pour embarquer pour les îles.

Pour finir, nous testons la spécialité de la région, le crabe au poivre vert, pêché à Kep, un peu au Sud de Kampot. Nous sommes dans un resto chic mais nous ne savons décidemment pas nous  tenir et nous dépiotons le crabe pendant une heure. C’est très fin.

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Denis