De Battambang à Phnom Penh

Ce matin nous visitons tranquillement Battambang : nous avons un document qui présente un certain nombre de bâtiments caractéristiques dans le centre ville. Après un petit dej dans un café qui propose de vrais expressos (hum ! parce que sinon, le café cambodgien est vraiment pas terrible), nous parcourons quelques rues du centre ville. Nous sommes frappés par la ressemblance avec Malacca, en Malaisie. La plupart des maisons sont conçues selon le même principe : une boutique qui donne sur la rue, d’environ cinq mètres de large, une cour derrière avec un autre bâtiment au fond, et un étage d’habitation avec balcon au-dessus de la boutique. Devant celle-ci, un trottoir abrité de la pluie et du soleil, sauf que… il n’est jamais praticable, obstrué de scooters, fauteuils, voitures… on marche dans la rue. Et les gens, devant leur boutique, qui laissent des offrandes aux dieux, ou qui brulent des déchets.

Battambang

Battambang

Battambang, des offrandes

Beaucoup de ces bâtiments datent de l’époque coloniale, pendant laquelle des commerçants chinois se sont installés. Ce sont eux qui ont amené ces maisons de commerce, communes dans l’Asie du sud est. Nous voyons également un temple chinois, et un autre temple dont l’architecture est paraît-il d’influence thaïlandaise. En effet cette région du Cambodge était rattachée au royaume de Siam, aujourd’hui la Thaïlande, jusqu’en 1907. Et nous passons également devant deux écoles chinoises.

Il fait chaud, nous rentrons à l’hôtel après déjeuner pour piquer une tête une dernière fois dans la piscine, avant de prendre le bus vers Phnom Penh.

Battambang, la piscine de l'hôtel

Puis nous prenons la route, dans un mini bus. Cette fois ce sont des souvenirs de Java qui nous reviennent ; la circulation est dense, il y a des habitations sur tout le trajet, la route fait vivre les gens. Il vaut mieux ne pas trop surveiller ce que fait le chauffeur : on dépasse même si des véhicules viennent en face, ils se pousseront bien… Nous allons vite, pourtant c’est long, plus de cinq heures, nous arrivons de nuit, à vingt heures passées à Phnom Penh.

Nous n’avons pas pu réserver d’hôtel, ceux que nous avions contacté par internet n’avaient pas de dispo. Pour une fois, nous nous fions à un conducteur de tuk tuk qui nous propose un établissement dans le centre, dans un quartier apparemment touristique. Nous visitons la chambre, nous la prenons et payons les 30$. Mais une fois installés nous regardons les draps de plus près ; ils sont sales. Et nous vérifions les avis sur google : l’adresse est franchement mal notée, beaucoup de commentaires signalent des punaises de lit ! Nous plions bagages, tentons sans succès de récupérer notre argent, et partons en quête d’autres lits pour la nuit. Cécile est furieuse.

Nous trouvons rapidement un autre hôtel, conseillé par nos guides, celui-là, pas par un chauffeur de tuk tuk ! C’est pas extraordinaire, mais ça ira pour une nuit.  Juste à côté, il y a des bars avec beaucoup de charmantes jeunes femmes. Oui, bon, des bars à putes, ça met de l’animation !

Dîner très tardif, raviolis dans un boui-boui chinois bien sympa, puis retour à l’hôtel.

Denis