Nous assumons notre fonction de touriste et nous levons donc tôt pour admirer le lever du soleil à Angkor vat. Le temple que tout le monde connait, le symbole du pays, celui qu’on voit sur les drapeaux… bien que je vous soupçonne de ne pas connaitre le drapeau cambodgien et je ne vous en veux pas.
Ce matin, nous prenons un guide pour essayer de mieux comprendre ce qui nous entoure. Notre guide est un ancien instituteur reconverti : changer de métier lui a permis d’avoir suffisamment d’argent pour pouvoir se marier. Il parle un anglais correct : il faut savoir que jusqu’en 1992, l’enseignement des langues étrangères était interdit. Pas simple pour un pays dont un des vecteurs de croissance est le tourisme (avec l’agriculture, le textile…)
Le lever du soleil n’a rien d’extraodrinaire car le ciel est couvert : ce qui ne nous dérange pas plus que cela, étant donnée la chaleur ambiante. Le temple d’Angkor Vat est une représentation de l’univers. C’est un temple montagne, qui figure le Mont Méru, les douves l’océan – tout est symétrique, sans boussole, les bâtisseurs ont su respecter les orientations Nord / Sud au degré près.
37 ans – et quelques milliers d’esclaves – ont suffi pour bâtir ce temple pourtant immense. Nous apprécions l’esthétisme mais le temple ne dégage pas le charme des précédents, plus petits, plus intimes. Nous ne sommes pas aussi impressionnés que nous l’aurions pensé.
Nous enchainons avec le Baphuon, un des temples d’Angkor Thom, dont nous avons visité il y a deux jours le magnifique Bayon (pour ceux qui ne suivent pas !). Très belle porte sud avec des représentations de Dieux et de démons, figurant le Barrattage de la mer de lait. Temple montagne, qui dégage une belle atmosphère au milieu des arbres et des singes.
Nous rentrons faire une pause en ville, repas dans le boui boui d’en face devenu notre cantine (5 US$ pour 3, la ruine…), une baignade dans la piscine et nous repartons en fin de journée pour découvrir Preah Khan.
Le temple est en moins bon état que les précédents mais il est presque désert et dégage un vrai charme. Nous prenons le temps d’admirer les sculptures, les fromagers qui déstabilisent les galeries, les mariés en train d’immortaliser l’instant dans un paysage romantique…. et Romane croise Alex, correspondante anglaise de l’an dernier. C’était marrant lol mais j’aime pas parler aux inconnus.
Après on est rentrés on a bu on a mangé et on a dormi
bisous au lit ouistiti
Cécile, Romane (pour la conclusion) et Denis (pour les photos)