A l’attaque d’Angkor !

Bien sûr, nous sommes à Siem Reap pour visiter Angkor. Mais à vrai dire nous ne savons pas vraiment comment nous y prendre : à vélo, en tuk tuk, avec guide, sans guide, par où commencer, lever du soleil, coucher du soleil ? Trop de questions… Une réponse, quand même : nous avons besoin de sommeil et le lever du soleil nécessite de partir à 5h, donc ça c’est non !

Après une relative grasse matinée nous décidons d’y aller en tuk tuk, avec le vague projet de voir Angkor Thom pour commencer.

Mais il faut peut-être vous faire un tableau global : Angkor n’est pas un monument, ni même un site avec des monuments, ce sont des sites très vastes, et éloignés les uns des autres. Ce sont des temples ou d’anciens monastères, hindouistes ou bouddhistes selon les époques. Seuls les bâtiments religieux subsistent, les édifices laïcs étaient en bois et il n’en reste rien. Mais il s’agissait bien d’une ville, qui aurait compté jusqu’à un million d’habitants. La construction s’est étalée entre le début du 9ème et le 15ème siècle. L’histoire khmer se divise en trois périodes : pré-angkorienne, angkorienne et post-angkorienne, et la période angkorienne marque l’apogée de ce qui était alors un empire.

Nous devons visiter Angkor Vat, temple emblématique s’il en est puisqu’il est représenté sur le drapeau cambodgien (même à l’époque communiste). Mais aussi le Bayon aux multiples visages sculptés d’Avalokiteshvara, le Ta Prohm qui montre la lutte des arbres contre les vieilles pierres, et tant et tant d’autres… Et nous devrons compter avec la chaleur, les pluies de mousson, la foule… et notre fatigue !

Nous avons prévu de consacrer trois jour à cette ancienne capitale du royaume khmer. C’est peu.

Finalement, nous commençons par le premier site qui se présente à nous : le bassin royal de Sra Srang. Il était conçu pour la baignade du roi. 800 m sur 400, il faut ce qu’il faut. Mais aujourd’hui il est à sec : grandeur et décadence.

Bassin de Sra Srang

Puis nous passons au Banteay Kdei, un monastère bouddhique du 12ème siècle. Les murs sont étayés, les tours sont cerclées de fer pour éviter que leurs piliers ne s’écartent et qu’elles ne s’effondrent : ici déjà la lutte contre l’œuvre du temps se donne à voir.

IMG_4471

Mais la richesse de la décoration est encore évidente aujourd’hui.

IMG_4458

Angkor a été “redécouverte” au 19ème siècle alors qu’elle était depuis des siècles envahie par la jungle, mais la végétation est toujours bien présente, voire omniprésente.

Banteay Kdei

Et cela ne fait que préfigurer ce que nous découvrons ensuite dans le temple de Ta Prohm, monastère bouddhique de la fin du 12ème siècle, dont les murs mangés par les arbres sont une image caractéristique d’Angkor.

Ta Prohm

Ta Prohm

Ta Prohm

Ta Prohm

Ta Prohm

Ce temple aurait bien plu à Idéfix (à vos commentaires : quel album ? le-la gagnant-e a droit à mon estime).

Pour finir, nous allons voir le Bayon, temple d’état bouddhique qui occupe le centre d’Angkor Thom, vaste cité fortifiée dont nous ne verrons aujourd’hui que cette partie.

C’est un “temple montagne”, c’est à dire qu’il est édifié sur plusieurs niveaux. Il comporte de nombreuses tours dont les quatre côtés sont chacun orné du visage du bodhisattva Avalokiteshvara. Ces monumentaux visages souriants confèrent au site une quiétude… pour qui sait oublier la foule qui parcourt les allées.

Bayon (photo par Cécile)

Bayon

Le temple est également célèbre pour les scènes sculptées tout le long de la galerie qui fait le tour du premier niveau. Elles sont décrites dans notre guide, nous tentons de repérer les éléments décrits, sans trop de succès. Mais cela nous permet d’attendre que le gros des touristes qui occupent le second niveau parte et nous laisse le champ libre pour apprécier tranquillement le lieu.

Bayon

Bayon

Bayon

Bayon

Puis, retour à Siem Reap, rapide baignade dans la piscine de l’hôtel, puis petit resto sympa avec les quelques tours de whist traditionnels. En donnant les cartes, Romane, distraite, fait quatre tas  : Alice, où es-tu ? En pleurs

Denis